Exposition Visite Commentée De La Maison Natale Du Maréchal Foch à Tarbes du 16 au 17 septembre 2017

Du

16 samedi septembre 2017

au

17 dimanche septembre 2017

09h30 • 14h00

Maison Natale Du Maréchal Foch (2, Rue De La Victoire)

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Plus d'infos sur l'exposition Visite Commentée De La Maison Natale Du Maréchal Foch à Tarbes

L'exposition Visite Commentée De La Maison Natale Du Maréchal Foch a lieu au dans le cadre des Journées du patrimoine Tarbes 2017.

La Maison natale du Maréchal Foch se situe au coeur de la ville, dans le quartier historique.

Classée Monument Historique en 1938, cette maison est devenue un musée en 1951\. Elle appartient à la Ville de Tarbes depuis mars 2009 et a été labellisée « Maison des Illustres » en 2011 par le Ministère de la Culture.

Cette maison est typique des maisons bigourdanes avec sa forme en L. Maison du XVIIIe siècle, elle possède un intérêt architectural particulier : galerie extérieure à balustres et lambrequins et fenêtres à encadrement de marbre. A l'intérieur, elle possède un bel escalier en bois sculpté imitant les ferronneries du XVIIe siècle.

Le maréchal Foch qui est né en 1851, à Tarbes a passé les douze premières années de sa vie dans cette maison. Il a été la figure emblématique de la Première Guerre Mondiale tout comme a pu l'être le Général De Gaulle pendant la Seconde Guerre Mondiale. Il est le sixième enfant d'une famille pyrénéenne. A dix ans, il entre au lycée de Tarbes. Lycéen brillant, il devient bachelier ès lettres puis ès sciences. Envoyé à Metz en 1869 pour y préparer l'Ecole polytechnique, il connaît l'occupation prussienne qui s'abat sur la Lorraine. Capitaine à 26 ans, il professe de 1895 à 1901 à l'Ecole de Guerre en 1885, avant d'en devenir le commandant en 1908\. Août 1914 : la guerre éclate. Général depuis 1907, Foch commande alors le 20e corps d'armée à Nancy, et se distingue dans diverses opérations.

En 1917, il est appelé comme chef d'état-major général de l'Armée. Désigné comme généralissime des troupes alliées, il bloque l'offensive allemande en avril 1918 et lance la contre-attaque décisive du 18 juillet. Foch est couvert d'honneurs : maréchal de France, de Grande-Bretagne et de Pologne, académicien, titulaire de 37 décorations françaises et étrangères, Président du Conseil supérieur de la guerre.

La demeure familiale abrite aujourd'hui les objets personnels et les souvenirs de l'officier. Des portraits évoquent l'homme de guerre, Maréchal de France, de Grande- Bretagne et de Pologne.

La salle des sculptures

Cette salle qui était à l'époque la pièce principale où se réunissait l'ensemble de la famille regroupe pour l'essentiel les maquettes de nombreuses sculptures de Foch dont la maquette de la célèbre statue équestre du Maréchal par Firmin Michelet qui se situe en face du 35ème RHP.

Firmin Michelet est un sculpteur né en 1875 à Tarbes et mort en 1951.

Il a réalisé de nombreux monuments publics et commémoratifs, notamment dans le domaine de la statuaire monumentale. Il a exécuté pour Tarbes le Monument au Souvenir des enfants des Hautes-Pyrénées morts pour la France. Cet artiste méconnu est également l'auteur, à côté de Paul Belmondo et quelques autres, d'un bas-relief du Palais du Trocadéro. De même, on peut voir de lui de nombreuses sculptures réalisées après la première Guerre mondiale à la chapelle commémorative du Mémorial des batailles de la Marne. Il immortalisa les traits du Maréchal Foch par un buste, une statue de pied et une statue équestre. Le Musée d'Orsay conserve aussi quelques unes de ses oeuvres.

Robert Wlérick est né à Mont-de-Marsan en 1882 et décédé à Paris en 1944 a renouvelé totalement son approche de la sculpture et s'est consacré à un art de plus en plus dépouillé, où tous les détails décoratifs sont gommés, salué par ses contemporains comme l'héritier de Jean Goujon,

La statue du maréchal Foch et la querelle du képi

En juin 1936, Robert Wlérick est invité à participer à un concours pour réaliser la statue équestre du Maréchal Foch, place du Trocadéro sur la colline de Chaillot. Pour cette commande monumentale il s'associe à son ami et élève Raymond Martin (1910-1992), avec lequel il avait déjà collaboré en 1935 pour un monument à la mémoire du roi Albert 1er de Belgique. La représentation du maréchal Foch, tête nue, choque.

Le monument n'est pas achevé à la mort du sculpteur et c'est Raymond Martin qui achève la statue malgré les difficultés de l'Occupation.

Dans les caractéristiques du Maréchal Foch, Wlérick et Martin tiennent à faire ressortir la personnalité du penseur militaire. Il est représenté tête nue et son air décidé n'aurait pas été visible avec le port du képi. Dans cette effigie s'exprime une interprétation glorieuse de la célèbre statue équestre de Marc Aurèle au Capitole de Rome, reprise par l'implacable Gattamelata de Donatello à Padoue. La simplicité des plans réduits au maximum, la cadence géométrique de la chevauchée prestigieuse s'affirme avec franchise et pureté dans l'attitude impérieuse du maréchal. Le socle de huit mètres de haut est conçu par les architectes Carlu, Boileau et Azéma. La bête choisie est un cheval d'armes au large poitrail, plus trapu que les purs-sangs qu'aimait monter Foch, mais le pur-sang ne convenait pas à la masse d'un monument aux proportions aussi gigantesques. Les familles Wlérick et Martin ont offert par la suite des études et maquettes relatives à la statue équestre du Maréchal. Le musée Despiau- Wlérick possède également la tête du Maréchal et la tête du cheval, fragments conservés du modèle original.